Tabac

Fumer du tabac est plus fréquent chez les patient(e)s bipolaires ou dépressifs, ce qui aggrave ces troubles.

• Certains méfaits du tabac sont bien connus : cancers, notamment des poumons et de la vessie, Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive, troubles cardio-vasculaires.

• D’autres sont moins connus et concernent la neurologie et la psychiatrie :

• Le tabac favorise l’oxydation et l’inflammation. Par ce biais, il favorise des affections comme la Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge (qui atteint la vision des personnes âgées) et aggrave les maladies inflammatoires, occasionne des retards de cicatrisation. Il favorise la maladie d’Alzheimer.

• Le tabac perturbe l’absorption de certaines vitamines, ce qui peut nuire, notamment, au travail du cerveau.

• Le tabac favorise les apnées du sommeil, ce qui aggrave les dépressions.

• Le tabac fatigue, amplifie l’anxiété (même s’il donne l’impression de la soulager temporairement) et favorise la dépression.

• Enfin, Le tabac accélère le métabolisme des œstrogènes, ce qui a comme conséquence de favoriser l’ostéoporose.

 

Le tabac est inducteur enzymatique de l’enzyme CYP1A2 (il augmente son activité) : il diminue le taux sanguin des médicaments métabolisés par ce système enzymatique et les rend donc moins efficaces pour une même posologie . Il s’agit notamment de l’Olanzapine (Zyprexa), de la Clozapine (Léponex), du Ropinirol (Réquip) (ansm).

Le mieux est de vérifier pour chaque médicament prescrit par quelle voie enzymatique il est dégradé (rubrique pharmacocinétique dans le Résumé des Caractéristiques du Produit (à voir ici)).

-> Un patient sous l’un de ces médicaments qui se met à fumer, risque d’être en sous-dosage.

-> Un patient sous l’un de ces médicaments qui arrête brutalement de fumer risque d’être en surdosage

Il faut adapter la posologie de ces médicaments en fonction du tabagisme du(de la) patiente(e) et en fonction de ses changements d’habitude. 

 

• Pour l’arrêt du tabac, le mieux est se laisser guider par site tabac-info-service.fr.