Petit-déjeuner

Le point de repère fondamental est le suivant : savoir si l’on a faim ou pas le matin. Pour cela, il est bon de commencer par prendre une douche chaude et faire des étirements, la sensation matinale de faim survenant en général une demi-heure après le réveil.

-> Si l’on a pas faim le matin et que l’on n’a pas de sensation de faiblesse (hypoglycémie) en milieu de matinée, il n’est pas nécessaire de prendre un petit-déjeuner. On peut profiter de cette caractéristique personnelle pour faire habituellement un « jeûne intermittent », consistant à ne pas manger pendant 15-16h00 (par exemple entre le dîner à 20h00 et le déjeuner à 13h00). Notre physiologie est adaptée à ce type de période de jeûnes (nos ancêtres très lointains ne pouvaient se procurer de la nourriture en continu). Les recherches récentes ont montré les bienfaits nombreux du jeûne intermittent : régulation du poids, perception adéquate de ses besoins en alimentation, diminution de l’inflammation et de l’oxydation cellulaire, augmentation de la sensibilité à l’insuline (prévention du diabète), protection des neurones, protection cardio-vasculaire (voir par exemple cet article).

-> Si l’on a faim le matin, il faut prendre un petit-déjeuner mais celui-ci doit être composé essentiellement de graisses et de protéines. En effet, rompre le jeûne par un apport de sucres (pain, céréales de petit-déjeuner, confiture, miel, fruits,…) est anti-physiologique : le taux de sucre dans le sang s’élève très rapidement, puis chute également rapidement, provoquant fatigue, anxiété, irritabilité, idées noires, voire sueurs et malaise. De plus, la faim réapparaît rapidement, ce qui conduit à manger davantage que nécessaire tout au long de la journée et à avoir une appétence accrue pour les sucres, ce qui entretient des fluctuations du taux de sucre dans le sang tout au long de la journée, avec les symptômes sus-décrits qui les accompagnent.

Pour favoriser le traitement de la dépression, du burn-out et du TDA/H, si l’on prend un petit-déjeuner, il doit être constitué de protéines et de lipides essentiellement :

Jambon, viande froide
Poissons (même en conserve : maquereaux, sardines, …)
Œufs si possible Blanc-Bleu-Cœur (dur, au plat, à la coque,…)
Lentilles, pois chiches, haricots rouges, blancs, pois cassés, … (en salade, cuits la veille ou jusqu’à 3-4 jours avant)
Fromage
Miso en tartine sur du tartines beurrée
Amandes, noisettes, cacahuètes (si pas d’allergie), …
puis, éventuellement, tartine de confiture ou miel, fruit, à la fin du repas, en petite quantité comme un « dessert ».